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  NIGHT ON EARTH#01 split Tzii/Saoulaterre

 

 
  NIGHT ON EARTH#02 various artists    
  NIGHT ON EARTH#03 split Tzii/Doormouse

 

 

 
  NIGHT ON EARTH#04 various artists    
  NIGHT ON EARTH#05 split Tzii/Hop-frog's Drums Jester Devotionnal    
       
  TZII "Rotten Friendship" (NOE#07) various artists    
  SOLAR SKELETONS "Necroethyl" (NOE#08)    

 

     

BLUES INDUS DOOMKOPF

Tous ces micro-labels unissent leurs forces pour sortir cette épaisse et magnifique galette gris marbré dans sa chouette pochette granuleuse, une belle pièce gravée de six morceaux du duo Solar Skeletons formé par Tzii et Ripit (les fils cachés de Pit et Rik?), deux garçons vachers frenchies exilés à Bruxelles. Bonne découverte que la musique de ces deux barbus expéritentateurs à chapeau distillant un étrange mélange noir et crasseux de martèlements indus lo-fi, de voix saisies au passage, de guitares blues désossées et d’une basse sourde crapahutant sur des chemins sinueux par une nuit d’encre. Echardes blues à boîte à rythme, voix ravinée de redneck aviné et dark electro broussailleuse très proche des productions illbiant/dub hiphop de Wordsound (Fujako, projet dark hip hop de Ripit vient d’ailleurs de sortir sur Wordsound): un truc pas banal, qui, au final, rappellera tout un bestiaire comme Les Reines d’Angleterre de Ghédalia Tazartès, le death folk de Death In June, les Brainbombs au ralenti et raclés jusqu’à l’os sur une death & love song au rythme bancal et titubant de procession mortuaire (nuit blanche pour broyer du noir au son de la vermine electro sur le morceau titre agité par une trompette démente), Nick Cave aliéné à Mark E. Smith sur du blues doomy noisy craspec, des nappes bruitistes vrillées et du dark dub indus à la Spectre; Cheveu pour la voix nasillarde graveleuse et le post-punk binaire débonnaire qui me faisait penser à Grötus ; et surtout Suicide pour ce blues cyberjunky squelettique violenté à l’electro dark minimaliste. Les paroles de « Waiting For The Next Chapter » sont extraites du poème « Dinosauria We » de Bukowki et lévitent comme un spectre au dessus des eaux lourdes charriant des rebus ferreux, tandis que « Low Inside Electric Sun » s’écrase la face sur un mantra ambient indus annihilé par une voix lointaine s’enfonçant au travers de nappes pesantes, écharpés par des lambeaux de guitare aussitôt balayés par le vent, comme si Thurston Moore remplaçait O’Malley dans KTL. Si j’étais Ridley Scott, l’electro doom léthargique de « Candy In The Jar » (clin d’œil au beurre noir au merveilleux « Whisky In The Jar » de Thin Lizzy ?) figurerait sûrement sur la BO de la future adaptation de Méridien de Sang de McCarthy. Et en parlant de BO, les gaziers de Solar Skeletons ont participé à la bande-son du film « The Man We Want To Anger » sur le réalisateur luciférien Kenneth Anger, aux côtés de Coil, Sonic Youth, Earth, Throbbing Gristle et des excellents québécois de Menace Ruine dont il faudra qu’on vous cause un jour prochain.

T.SKIDZ 8/10


NOISE MAG

 

This is the first full release from Solar Skeletons, who describe their music as ' minimal industrial hypnotic doom blues-waves'. Two French musicians, TZII and RIPIT are the creative team behind this venture. The vision of the world encapsulated by 'Necroethyl' is of a dystopian Wild West - more 'Doom'wood than 'Dead'...but, no doubt, still with room for a few necrophilia encounters. Indeed, the music would not be out of place in some Lynchian project like 'Blue Bob'. The opener, 'Candy in a jar' sets the agenda with Kamilsky (better known as KOONDA HOLAA) cautioning prospective clients on the pleasure of whores; bring them back as you find them, or as near as. As we get deeper into the music the smoke begins to clear revealing a dusty wreck of a saloon wherein sits Coil keeping their distance from Sun O))) while Boyd Rice acts as bartender, watching all the 'people'. The agenda put down by Solar Skeletons is evident as tracks such as 'Bottle Licker' grins with drunken, doomy riffs which glide past through a mist of alcohol to the intoxicating crunch of the title track, 'Necroethyl' that harnesses low keys marching ponderously through showers of intermittent noise. A trumpet lazily drifts in and out like some kind of carrion call for a whiskey-sodden corpse. Thankfully, the industrial / noise waves never engulf the music, instead they play as a deep reverberating reminder of some promised hangover as psyche rock melodies are deconstructed. ' Waiting for the next chapter' serves up thick slices of open channel frequency as rhetorical vocal loops keep filling the glass as it spills over into 'Low Inside Electric Sun' (LIES?) that purrs noisily while discordant strings are tapped into life - this track, the last, drops you on your head with punishing loops as your dimes run out and you find yourself discarded amongst the mud and the waste. Necroethyl promises only bad peyote and maggots in your tequila but stay for the band who prove themselves proficient throughout the six tracks in as much as the doom here is dirt-cowboy in essence and disturbingly good in execution.

Michael Cunningham

JUDAS KISS MAGAZINE

 

Au programme, six titres composés au Silent Block à Bruxelles par nos deux compères en mai 2008, dans une veine chargée d'alcool, célébrant la perdition au fond d'un océan distillé. Rythmes claudiquants, ambiances malsaines et textes délirants, forcément - dont un extrait du poème « Born into this » de Bukowski, parrain plutôt de circonstance : ces déambulations enivrées sont de celles dont on ne revient pas. L'expérience vous tente en dépit du danger ? Vous avez bien raison ! Vous trouverez donc ci-dessous toutes les infos pratiques et les bons liens pour vous procurer ce 12'' cutté de main de maître par Yann Dub au studio Angström puis pressé sur 180 grammes de vinyle marbré.

BRUITS DE FOND

 

While the two french producers Ripit and Tzii might be better known for their fast and hard breakcore and hardcore productions, their common project under the Solar Skeletons moniker is of a totally different kind. A weird mixture of distorted jazz instrumentations, tongue-in-cheek semi spoken vocals and weirdo cabaret-from-beyond-the-grave atmospheres, "Necroethyl" is obviously more something to listen to at home (preferably late and not sober) than to play in the club. Interesting and fun.

AD NOISEAM


Sous ligne une basse dégueulasse les rythmes se font bouffer par différents types de rétroactions acoustiques (échos, nappe ambiante, guitare ou mot travaillent chacun dans une action en retour). Retro-futurisme, image des Solar Skeletons faisant la teuf dans une catacombes, sous les ruines du futur, un blues indus fait vibrer la surface de la terre. Ride on ! Ride on !

DARBY CHRONICS


Solar Skeletons est un duo formé des musiciens belges Tzii et RipiT. Ce dernier est à la base d’un projet de musique électronique inspiré par le metal extrême. Ils décrivent eux-mêmes la musique de leur groupe Solar Skeletons comme du ‘minimal industrial hypnotic doom blues wave’. Le premier morceau de cet album, ‘Candy In A Jar’ nous plonge directement dans une ambiance chargée d’alcool. Le rythme électronique et les riffs graves et sales évoquent la démarche d’un cow-boy ivre dans un quartier glauque. La voix rauque et mal intentionnée nous parle de lui si bien que nous pouvons presque sentir sa mauvaise haleine et sa peau rugueuse. Le ton est donné pour le reste du vinyle. On se passerait bien du bourdonnement quasi continuel sur ‘Low Inside Electric Sun’ et des bruitages aigus très énervants qui nous donnent l’impression de vivre un très mauvais bad trip. Mais de là, une guitare émerge et nous ramène vers ce vieux tabouret de bar. Cet album est très particulier, il a une ambiance grotesque et glauque, mais qui à force d’être travaillée par de si bons musiciens devient tragique. Ce disque a un arrière-goût de gueule de bois et de ‘je ne recommencerai plus jamais’, mais on sait tous comment ça va finir !

TRANSIT MAG

 

“Die toten Söhne der Sonne“ durchstreifen nun also die Erde, im Handgepäck ihre Musik als Waffe, um die Menschen davon zu überzeugen, zu kämpfen, wenn sie sich einander nicht lieben können. Diese Info von der Labelseite klingt ganz schön abgefahren. Und genauso klingt auch die Musik der beiden französischen Produzenten RIPIT und TZII. Einzeln im Breakcore und Noise-Bereich zu Hause, zeigen sie sich als SOLAR SKELETONS von einer ganz anderen Natur.

Und die klingt völlig schräg, aber richtig gut. Ein abgefahrener Mix aus verstörten Jazz-Instrumentierungen, Country- und Blues-Einlagen, Cabaret Voltaire, verpackt in minimalen Low-Tempo-Industrial. Thematisch geht es bei „Necroethyl“ um männlichen Alkoholismus und der Beziehung zum weiblichen Geschlecht. Und vor allem Ersteres hört man schon an der herrlich versoffenen Stimme, die ruhig etwas öfter zum Einsatz kommen dürfte. Komplett machen das Ganze dann noch verzerrte Bass-Gitarren. Bestes Stück der leider nur sechs Kompositionen dürfte „Candy in a Jar“ sein.

Auch bei der optischen Umsetzung zeigen die SOLAR SKELETONS Geschick. Das Debüt-Album erscheint ausschließlich als schweres grau-marmorisiertes Vinyl, und das zu einem (noch) günstigen Preis. Die Platte kann man nur empfehlen, ein Stück experimenteller Musik, das fernab „normaler“ Soundvorstellungen noch Musik geblieben ist.

imBlutfeuer

TERRORVERLAG

 

Die SOLAR SKELETONS sind skelettierte Cowboys, die aus den Tiefen des Weltalls auf die Erde kamen, um der Menschheit den Weg in eine bessere Zukunft zu weisen.

So beschreibt sich das Projekt um die beiden Franzosen TZII und RIPIT zumindest selbst. Bei genauerem hinsehen und vor allem hinhören entpuppt sich dieser etwas abstruse Slogan dann jedoch durchaus als schlüssig, denn ihre ganz eigene Art, Musikstile experimentell zu kombinieren und umzuformen gibt den Skeletons mitunter wirklich etwas außerirdisches, macht es aber zugleich unglaublich schwer ihre Musik zu beschreiben. Country trifft auf Industrial, trifft auf Minimal, trifft auf raue Whiskeytrinkerstimme, trifft auf einsame Mexikaner die bekleidet mit einem riesigen Sombrero im Schatten eines Saloons auf ihrer verstimmten Trompete blasen.

Der Plattenladen "Arlequin" in Brüssel bewirbt die Solar Skeletons als eine Mischung aus frühen Cabaret Voltaire und dreckigem Kneipenblues und trifft damit fast voll ins Schwarze. Leider nur fast.

Die aktuelle Debut 12" "Necroethyl" bietet den Freunden der verspulten Experimentalmusik unter uns zwar das eine oder andere Schmankerl, kann aber leider nicht im Gesamten überzeugen. An manchen Stellen kommt das Dargebotene einfach ein wenig zu "gewollt experimentell" daher. Auch wirken die in manchen Liedern viel zu häufig eingesetzten Drumloops stellenweise wie die Presets eines Kinderkeyboards aus den 80er Jahren. Eigentlich muss das nichts schlechtes sein, hier aber ist es etwas fehl am Platze und zerstört die ansonsten genialen Flächen aus verzerrten E-Gitarren und Synthesizerklängen. Vor allem wünscht man sich des öfteren, die raue, whiskeyschwangere Stimme zu hören.

Pluspunkte kann die Veröffentlichung allerdings wieder durch ihre Präsentation sammeln. Schweres 180g 12" Vinyl in Marmoroptik verziert mit einer roten Sonne ruht in einer stilistisch wunderbar zur Musik passenden Hülle. Skelettierte Cowboys beim trinken. Sowohl Cover als auch Motto der Platte.

Ansgar

GNARK